Réussir le changement en douceur, grâce à une équipe mixte...

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En tant que candidate rectrice issue de l'équipe actuelle, il n'est pas facile de concilier deux aspects : la solidarité totale avec le bilan de l'équipe sortante, qu'il soit positif ou négatif, et la volonté de proposer un véritable changement de ton et de style. J'assume le choix d'un changement sans rupture, d'une continuité s'appuyant sur des leçons sans concession, d'une différence lucide et sans reniement, d'une évolution plutôt qu'une révolution.

L'équipe rectorale dont je fais partie a expérimenté la nouvelle gouvernance. Elle a dû gérer une situation budgétaire problématique. Elle s'est construite dans un tumulte inattendu. Elle a affronté les défis d'une crise sanitaire sans précédent. A-t-elle tout su surmonter sans erreur, sans maladresse ? Bien sur que non... Aucune équipe ne l'aurait pu. A-t-elle fait progresser l'institution ? Oui, sans conteste... Ce sera au recteur de faire le bilan face à la communauté universitaire dans les prochains mois. Mais, dans une situation d'aussi grande incertitude, ces progrès sont parfois peu visibles au regard de toutes les interrogations, de toutes les craintes, de tous les chantiers non aboutis. Il reste du travail (il en restera toujours) et, pour beaucoup de défis, il y a urgence. Cette urgence exige d'une part de tirer les leçons de ces 4 années pour faire mieux, d'autre part d'embrayer sans tarder pour passer à la vitesse supérieure.


Pour arriver à combiner ce recul critique, sans concession, et cette capacité à relever les défis sans retard, je table sur une équipe mixte, composée pour parts égales de personnes qui étaient déjà impliquées dans l'équipe précédente, garantie d'une transition en douceur, et de nouvelles personnes apportant des compétences et un regard nouveau sur les enjeux à affronter. Je peux ainsi compter sur l'administrateur général, bien sûr, dont la mission n'est pas remise en question par cette élection, mais aussi sur la Vice-rectrice à la recherche, qui a réussi à gagner la confiance de la communauté universitaire, de ses collègues vice-recteurs dans les autres universités, et des autorités subsidiantes. Les autres membres de l'équipe rectorale seront nouveaux, et proviendront des différentes facultés de l'université. Certains se sont déjà investis dans des missions institutionnelles qu'ils poursuivront au niveau de l'équipe rectorale, comme le Chief Information Officer. D'autres viendront bousculer le cadre, amenant leurs idées nouvelles dans cette équipe.


Mes compétences en gestion de l'innovation m'ont démontré l'importance du débat créatif pour construire des solutions innovantes face à des défis complexes et inédits. J'ai donc contacté des personnalités fortes, qui osent s'affirmer sur base de leurs compétences et de leur expérience. Mon rôle, entre autres, consistera à créer dans cette équipe les conditions d'un débat créatif respectueux mais propice à l'innovation.


Il est bon de rappeler que la proposition de vice-recteur ou la vice-rectrice aux affaires sociales et étudiantes doit être soumise aux étudiants. J'ai déjà eu l'occasion de discuter avec leurs représentants qui m'ont proposé plusieurs noms. Une fois les élections clôturées, si je suis élue, j'organiserai une deuxième consultation des étudiants en vue de compléter cette liste. Sur cette base, je consulterai les personnes suggérées afin de choisir le futur vice-recteur ou la future vice-rectrice. Il s'agit là aussi de garantir la continuité de l'excellente relation établie avec les étudiantes et les étudiants par la vice-rectrice actuelle, Isabelle Parmentier, tout en envisageant les opportunités d'aborder de nouveaux chantiers, de nouveaux défis avec le regard neuf que peut apporter une personne nouvelle.


Les noms de chaque membre de l'équipe (à l'exception de l'administrateur général, dont la nomination ressort d'une autre procédure) seront soumis, après les élections, à l'assemblée générale. Selon nos statuts, c'est elle qui devra se prononcer sur chacune de ces propositions. Ceci explique que les noms des équipes de chaque candidat ne soient pas dévoilés à ce stade. Cependant, les différentes interactions avec des membres de la communauté universitaire m'ont montré qu'une trop grande incertitude était problématique, certains craignant une absence complète de continuité, d'autres ne voyant pas d'un bon oeil une éventuelle reconduction de toute l'équipe. C'est une situation intermédiaire que j'ai choisie, et j'espère qu'elle rencontre les attentes de la communauté universitaire.

Achieving a smooth change, thanks to a mixed team...

As a candidate rector from the current team, it is not easy to reconcile two aspects: total solidarity with the results of the outgoing team, whether positive or negative, and the desire to offer a real change of tone and style. I assume the choice of a change without rupture, of a continuity based on lessons without concession, of a lucid difference, without denial, of an evolution rather than a revolution.

The rectoral team of which I am part has experimented with the new governance. It had to deal with a problematic budgetary situation. It had to evolve in an unexpected tumult. It faced the challenges of an unprecedented health crisis. Has it been able to overcome everything without error, without clumsiness? Of course not ... No team could have. Did it advance the institution? Yes, undoubtedly ... It will be up to the rector to take stock of the situation vis-à-vis the university community in the coming months. But, in a situation of such great uncertainty, this progress is sometimes not very visible in the light of all the questions, all the fears, all the unfinished projects. There is still work to be done (there will always be some) and, for many challenges, there is urgency. This urgency requires on the one hand to learn the lessons from these 4 years, on the other hand to engage without delay to move up a gear.


To succeed in combining this critical, uncompromising eye and this ability to meet challenges without delay, I am relying on a mixed team, made up equally of people who were already involved in the previous team, guaranteeing a smooth transition, and new people bringing new skills and perspective on the issues to be faced. I can thus count on the general administrator, of course, whose mission is not questioned by this election, but also on the Vice-President of Research, who has succeeded in winning the trust of the research community, of her colleagues in other universities, and of the subsidizing authorities. The other members of the rectoral team will be new, and will come from the different faculties of the university. Some have already invested in institutional missions that they will pursue at the level of the rector's team, such as the CIO. Others will come to shake up the framework, bringing their new ideas to this team.


My skills in innovation management have shown me the importance of creative dissent to build innovative solutions concerning complex and unprecedented challenges. I therefore contacted strong personalities, who dare to assert themselves on the basis of their skills and their experience. My role, among others, will consist in creating in this team the conditions for a respectful creative debate, conducive to shaking up the frame. It is good to remember that the proposal for the vice-rector for social and student affairs must be submitted to the students. I had already the opportunity to discuss with student representatives who have suggested several names to me. Once the elections are closed, if I am elected, I will organize a second consultation of the students in order to complete this list. On this basis, I will consult the suggested persons in order to choose the future vice-rector. The goal is also here of guaranteeing the continuity of the excellent relationship established with the students by the current vice-rector, Isabelle Parmentier, while considering the opportunities to tackle new projects and new challenges through the fresh eyes of a new vice-rector. The names of each member of the team (with the exception of the general administrator, whose appointment results from another procedure) will be submitted, after the elections, to the general assembly. According to our statutes, the general assembly will have to decide on each of these proposals. This explains why the names of the teams of each candidate are not disclosed at this stage. However, through various interactions with members of the university community, I have realized that too much uncertainty was problematic, some fearing a complete lack of continuity, others not looking favorably on a possible renewal of the whole team. I have chosen an intermediate solution, and I hope that it meets the expectations of the university community.

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