Construire l'UNamur post-crise

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Nous espérons tous sortir de la crise dès que possible et retrouver la proximité physique dont l'absence altère la qualité de nos interactions sociales. Il me semble important de préparer dès maintenant l'après. Dans ce contexte, nous devons éviter deux pièges : d'une part, considérer que les modes de gestion ou d'enseignement mis en place dans l'urgence peuvent se généraliser en situation "normale", d'autre part, imaginer que l'université post-crise sera la même que l'université d'avant.

Nous avons tous plongé dans l'enseignement à distance sans grande expérience. Grâce à l'investissement et à la bonne volonté de tous, étudiants, enseignants, services de supports techniques et pédagogique, nous avons réussi à assurer la continuité de nos enseignements, en en maintenant la qualité, dans la limite du possible. Il y a bien sûr eu des difficultés, une surcharge de travail pour tous, une lassitude et une certaine perte de sens, mais nous avons assumé, chacun à notre place, nos responsabilités. Cet investissement, nous ne pouvons le considérer comme limité au contexte de crise. Nous devons capitaliser sur les outils mis en place, sur les compétences construites, sur les méthodes développées. Mais nous devons prendre le recul critique nécessaire pour que cette capitalisation renforce notre modèle d'université et notre identité, et mettre le numérique au service de la proximité et de l'accompagnement personnalisé. Tenir compte des particularités de nos différents publics étudiants me parait être une priorité dans ce contexte. Associer les étudiants, dans leur diversité, à cette évaluation, à cette prise de recul critique est donc essentiel.


De la même manière, nous avons adopté le télétravail dans l'urgence. Je me rappelle une réunion avec les doyens, directeurs de département et de service, le 12 mars 2020 sur l'heure du midi, quand nous avons décidé de passer à distance. Au grand dam du directeur du SIU, j'ai répondu par l'affirmative à une directrice qui demandait si les membres de son service pouvaient prendre leur ordinateur fixe avec eux : nous n'avions pas le choix, nous prenions des dispositions d'urgence. Après une année, ou presque, de ce régime, il est plus que temps de tirer les leçons de ce fonctionnement à distance. Comment vont-elles impacter la politique de télétravail "post-covid" ? Quelle ouverture et quelles limites au télétravail, toujours en accord avec l'université que nous voulons être ? Quelles difficultés rencontrées pendant cette période (conciliation vie professionnelle - vie privée, gestion d'équipe, matériel informatique) doivent faire l'objet d'une attention particulière ?

Building the post-crisis UNamur

We all hope to get out of the crisis as soon as possible and regain the physical proximity, the absence of which alters the quality of our social interactions. It seems important to me to prepare for the aftermath now. In this context, we must avoid two pitfalls: on the one hand, consider that the management or teaching methods implemented in an emergency context can be generalized in "normal" situation, on the other hand, imagine that the post-crisis university will be the same as the university we were used to.

We have all plunged into distance education without much experience. Thanks to the investment and the goodwill of everyone, students, teachers, technical and educational support services, we have succeeded in ensuring the continuity of our teaching, while maintaining its quality, as far as possible. There were of course difficulties, an overload of work for all, a weariness and a certain loss of meaning, but we assumed, each in our place, our responsibilities. We cannot consider this investment to be limited to the context of the crisis. We must capitalize on the tools put in place, on the skills built, on the methods developed. But we must obtain the necessary critical distance for this capitalization, in order to strengthen our university model and our identity, and put digital technology at the service of proximity and personalized support. It requires to take into account the particularities of different student audiences. Involving students, in their diversity, in this critical evaluation is therefore a priority.


Likewise, we have adopted teleworking in a hurry. I remember a meeting with the deans, department and service directors, on March 12, 2020 at noon, when we decided to switch to remote teaching and work. To the stupefaction of the director of the SIU, I answered positively when asked if the members of a service could take their fixed computer with them: we had no choice, we made emergency arrangements. After one year, or almost, of this regime, it is high time to learn the lessons of this remote operation. How will they impact the “post-covid” teleworking policy? What openness and what limits to teleworking, always in accordance with the university that we wish to be? What difficulties encountered during this period (work-life balance, team management, IT equipment) should be given special attention?

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