Assurer notre soutenabilité financière pour continuer à investir dans l'UNamur

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Le financement des universités devient de plus en plus problématique. L’UNamur a été tout particulièrement impactée, car sa petite taille ne lui permet pas d’absorber des coûts fixes croissants alors que le financement par étudiant a diminué de 15 % et plus au cours des 10 dernières années. Il y a là à la fois un enjeu collectif pour l'ensemble des universités et des enjeux propres à l'UNamur.

Pour faire face à ce définancement structurel, il est important de poursuivre les actions de lobby collectives entamées par le Conseil des recteurs Francophones (http://www.cref.be/communication/20181204_Memorandum_CREF_2018.pdf). Les universités doivent se montrer unies face à cette menace sur leur capacité d'organiser un enseignement de qualité et de répondre aux attentes de plus en plus importantes et légitimes d'un public étudiant en croissance constante. Elles doivent également défendre le modèle universitaire, basé sur la fertilisation croisée entre recherche et enseignement, et donc le statut particulier des enseignants universitaires (académiques comme assistants). J'ai déjà évoqué par ailleurs combien ce modèle est questionné actuellement...


L'UNamur doit aussi faire face, dans ce domaine, à des défis qui lui sont propres, car elle est impactée, plus que des universités de plus grande taille, par le poids croissant des coûts fixes. Des actions à court terme ont déjà été lancées, comme la demande de rééquilibrage des places au concours en médecine vétérinaire. D'autres dimensions, plus structurelles, du financement, doivent également faire l'objet d'une attention particulière. La révision de la loi de financement des universités, prévue pour 2025, doit être anticipée afin que les nouvelles clés de répartition prennent en compte nos particularités (en particulier en ce qui concerne la clé fixe).


Outre ces actions de lobbying et de sensibilisation des autorités publiques comme d'autres acteurs par rapport à la problématique du financement des universités, l'UNamur doit aussi prendre ses responsabilités en assurant une utilisation optimale des fonds qui lui sont confiés. A cette fin, les outils de pilotage qui sont en cours de développement sont essentiels : pour pouvoir gérer une situation, il faut la connaitre. Ceci vaut tant au niveau de l'université qu'au niveau de ses composantes. L'investissement dans la Business Intelligence et l'amélioration de nos systèmes d'information visent précisément à nous procurer, à tous niveaux, les outils de suivi qui nous permettront de mieux gérer l'université. L'objectif étant, grâce à une meilleure gestion de nos ressources, de dégager les marges qui nous permettront de poursuivre nos investissements dans l'enseignement et la recherche, dans les infrastructures et le support à ces missions. Car sans investissement, sans innovation, notre université perdra progressivement ses atouts et son attractivité, tant pour les étudiants que pour les membres du personnel.

Ensuring our financial sustainability to continue investing in UNamur

Funding of universities becomes more and more problematic. UNamur has been particularly impacted, as its small size does not allow it to absorb growing fixed costs while funding per student has declined by 15% and more over the past 10 years. This leads both to a collective issue for all universities and to issues specific to UNamur.

To deal with this structural definancing, it is important to continue the collective lobby actions initiated by the Council of Francophone Rectors (http://www.cref.be/communication/20181204_Memorandum_CREF_2018.pdf). Universities must be united in the face of this threat to their capacity to organize quality education and to meet the increasingly important and legitimate expectations of a constantly growing student body. They must also defend the university model, based on the cross-fertilization between research and teaching, and therefore the particular status of university teachers (academics as assistants). I have already mentioned how much this model is currently questioned...


In terms of funding, UNamur must also face its own challenges, because it is impacted, more than larger universities, by the growing weight of fixed costs. Short-term actions have already been launched, such as the request for a rebalancing of places in the veterinary medicine contest. More structural dimensions of financing must also be given special attention. The revision of the university financing law, scheduled for 2025, must be anticipated so that the new distribution keys take into account our particularities (in particular as regards the fixed key).


In addition to these lobbying and awareness-raising actions for public authorities and other actors with regard to the issue of university funding, UNamur must also assume its responsibilities by ensuring optimal use of the funds entrusted to it. To this end, the management tools that are being developed are essential: to be able to manage a situation, you have to know it. This applies both at the institutional level and at the level of the university components. Investing in Business Intelligence and improving our information systems are aimed precisely at providing us, at all levels, with monitoring tools that will allow us to better manage the university. The objective being, through better management of our resources, to free up the margins which should allow us to continue to invest in teaching and research, in infrastructure and support for these missions. Because without investment, without innovation, our university will gradually lose its strengths and attractiveness, both for students and for staff members.

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